Les distillateurs n’absorberont pas les vins excédentaires sans subventions [Fonte: vitisphere.com]

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a firma Alexandre Abellan

Anche in Francia, mentre il dibattito politico sul finanziamento degli aiuti europei per la distillazione di crisi si sta impantanando, i primi interessati, i distillatori, avvertono dell’impossibilità di ritirare volumi di vino senza aiuti dedicati.

Alors que les négociations sur le financement européen de la distillation de crise des vins excédentaires semblent tombées dans l’ornière de Bruxelles, ne souhaitant pas financer les mesures de soutien demandées par le vignoble, le ministre et les parlementaires, l’Union Nationale des Distilleries Vinicoles (UNDV) alerte sur une impasse fondamentale, mais jusque-là occultée. Dans une lettre envoyée ce 23 avril au ministère de l’Agriculture, le groupement syndical des distilleries indique le projet de règlement délégué de la Commission Européenne « stipule que le distillateur se rémunère uniquement par la vente des alcools sur le marché de la biocarburation et des usages industriels (y compris désinfection et usages pharmaceutiques). Nous sommes au regret de vous annoncer que dans ces conditions, les distilleries ne seront pas en mesure de pouvoir distiller sans avoir aujourd’hui de débouché pour ces alcools et de trésorerie pour pouvoir porter ces stocks. »

Si la crise du coronavirus pèse sur la commercialisation des vins européens, le marché des biocarburants est également à l’arrêt indique un opérateur des distilleries vinicoles : « il n’y a pas de débouchés pour les usages énergétiques et industriels. La demande en gel hydroalcoolique est beaucoup trop petite. Il faut des aides spécifiques pour permettre la distillation et le stockage des alcools » indique cette source, souhaitant rester anonyme. Capital, ce nouvel argument pour amener Bruxelles à changer sa position concernant les aides à la distillation arrive à moins d’une semaine de la signature de l’acte délégué lié.

Aucune réponse et aucun moyen

Suivant une procédure d’urgence, l’acte législatif proposé par la Commission Européenne doit rentrer en vigueur d’ici la fin du mois d’avril pour autoriser, mais pas financer, les dispositions de distillation, de stockage privé et de vendanges en vert. « C’est une procédure extraordinaire, rarement utilisée. Par la suite, le Conseil des Ministres et le Parlement Européen auront deux mois pour objecter » souligne une source parlementaire. Face à ces délais courts, la filière vin se mobilise pour faire pression sur la Commission. « Face à la crise sans précédent que subit la filière vitivinicole, la Commission Européenne n’apporte aucune réponse et aucun moyen d’accompagnement » dénonce un communiqué de l’Association Générale de la Production Viticole (AGPV), qui ne veut pas se contenter de « quelques souplesses mineures sur ce programme. Mais les crédits du programme national sont déjà engagés. Ils correspondent à des mesures réalisées par les opérateurs économiques et en attente de paiement. Il n’y a plus de budget disponible. La Commission demande donc à la filière vitivinicole de financer la gestion de la crise sur ses propres crédits. »

Les demandes françaises de distiller 3 millions d’hectolitres de vin à 80€/hl pour les AOP/IGP et 65 €/hl pour les VSIG ne va pas assez loin pour d’autres syndicats. « Les propositions du gouvernement pour faire face à la crise viticole ne sont pas à la hauteur, ces demandes faites auprès de l’Union Européenne ne répondent en aucun cas aux besoins des viticulteurs » critique Didier Gadéa, le président de la commission viticole pour le Mouvement de Défense des Exploitants Familiaux (MODEF), demandant dans un communiqué « une distillation de crise Covid 19, de 30 millions d’hl avec des prix rémunérateurs fixés à 100 € pour les vins sans IG, 150 € pour les IGP, 200 € pour les AOC et 250 € pour les Bio. ».

di Alexandre Abellan

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